Elles souffrent aussi !!!

27/06/2019 18:54

Décidément, ce printemps 2019 ne nous aura rien épargné. Après un démarrage en trombe, pluie, neige, grêle et bise se sont succédées occasionnant une longue et sévère famine. Quelques colonies n’y ont pas survécu. 

A présent, la canicule s’installe et des températures jamais atteintes jusqu’alors mettent nos colonies à rude épreuve. Elles doivent assurer la climatisation de l’intérieur de la ruche, avec tous les efforts que cela entraine pour nos avettes. Il suffit de se rendre au rucher en pleine journée pour entendre ce bruit de ventilateur si caractéristique des colonies qui luttent contre la chaleur

Les abeilles ont la capacité de résister mais nous devons dès à présent inclure ces évènements météorologiques dans nos pratiques si nous voulons que les abeilles survivent à ces chamboulements dont nous, les humains, sommes les uniques responsables

Une sérieuse introspection est à mener et nous devons réfléchir à une évolution de la conduite de nos colonies.

Que faire en attendant ?

Dans l’immédiat ::

L’eau est l’élément indispensable à apporter à nos abeilles. Elle permet de maintenir les larves dans un milieu humide, de produire de la bouillie larvaire et de climatiser l’intérieur de la ruche. L’apiculteur(trice) soucieux(se) de ses abeilles veillera à ce qu’un point d’eau soit continuellement à disposition de celles-ci. Cette eau peut être aussi introduite dans la ruche à l’aide d’un nourrisseur cadre.En période de fortes chaleurs, une colonie peut collecter jusqu'à 20 litres d'eau par semaine !

Ventiler et climatiser la ruche demandent un effort important. L’apiculteur(trice) ne dérangera pas la colonie par des visites en pleine journée qui ruineront en quelques instants l’équilibre température/ hygrométrie intérieures obtenu par un travail sans relâche. 

Comme le froid, la chaleur et le soleil peuvent être néfastes pour le couvain. Les larves sont très fragiles et une exposition à un rayonnement solaire intense ou des températures élevées peuvent provoquer leur déshydratation voire leur mort. En clair et de manière triviale « Fichons leur la paix » !

On peut aussi isoler les toits, créer des zones d’ombre (quelques vieux parasols peuvent être utiles !) et aérer les planchers grillagés (tant pis pour la thermothérapie !)

Si les abeilles ne parviennent plus à thermoréguler, les cires des cadres peuvent alors s’effondrer, engluer et étouffer toutes les abeilles de la colonie ainsi que la reine. Les cires qui ont été adultérées par de la stéarine ou de la paraffine ont un point de fusion beaucoup plus bas que la cire d’abeilles 100%.  

C’est un bon moyen de voir si votre cire gaufrée est de bonne qualité ! Il arrive parfois que la colonie déserte la ruche et abandonne cire, provisions et couvain !

Il faut s’attendre à des pertes hivernales sévères. Les carences alimentaires de ce printemps et les efforts considérables des colonies pour y pallier auront certainement des impacts importants sur la durée de vie, les défenses immunitaires et la résilience aux stress environnementaux de nos abeilles. 

Il faudra donc être modestes dans nos prélèvements de miel (pour celles et ceux qui en ont), ne pas se comporter comme des prédateurs, ne pas lésiner non plus sur le nourrissement hivernal pour les colonies qui se trouveront en déficit alimentaire et effectuer un traitement contre varroa sérieux et efficace. 

A l’avenir :

Il est certain, que nous devons repenser notre apiculture. Le chantier est vaste. Sans parler de l’aménagement environnemental d’un territoire et de sa nécessaire évolution l’apiculteur(trice) doit, dorénavant, tenir compte de ces excès climatiques qui deviennent de plus en plus extrêmes et nombreux.

 Quels matériaux choisir pour héberger les colonies ? 

Ruches en plastique de type Nicot, en polystyrène de type Lyson ou simplement en bois ? Les peintures aluminium, couramment utilisées jusqu’à présent sont dorénavant à proscrire. Elles captent la chaleur. Les toits en tôle devront être peints en blanc. Il faudra prévoir de les isoler ou d’aménager un espace en-dessous pour la circulation d'air.

 

Où placer les colonies ?

L’emplacement devra être ombragé l’après-midi. Il faudra donc prévoir la plantation d’arbustes au sud-ouest/ ouest, au feuillage suffisamment fin pour laisser passer la lumière tout en créant un léger ombrage, intéressants en termes de qualité mellifère ou nectarifère, pas trop grands pour pouvoir récupérer facilement les essaims qui s’y poseraient, résistants aux écarts de températures hiver/été et capables de supporter la sécheresse estivale ! 

Rappelons que l’abeille était, à l’origine, un insecte forestier ! 

Loger nos colonies dans une ruche mal isolée, sous un simple toit en tôle et les exposer en plein soleil sans aucun ombrage l’après-midi sera le meilleur moyen de les condamner.

L’apiculture 2.0 avec ses balances, sondes thermiques et hygromètres connectés  nous permettra sans doute de mieux anticiper et de surveiller nos colonies mais elle n’est pas encore à la porter de toutes les bourses …

Le défi à relever est de taille et nous sommes à l’aube d’une nouvelle apiculture. Nous devons observer, innover et nous adapter si nous voulons maintenir notre cheptel …et le transmettre !

Un point positif malgré tout ! Varroa souffre aussi… ½ degré en trop dans la ruche et sa reproduction est diminuée !

Petit rappel : Attention à la manipulation de l’enfumoir ! Un incendie de forêt est vite arrivé !

Animations Hivernales

INSCRIPTIONS SAISON 2019/2020.

Financement participatif d'un local.

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Observatoire des mortalités et des affaiblissements des abeilles.

Voici le numéro du guichet unique en cas de besoin :
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Inzerki- la route du miel:

 
 

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 Règlementation en Apiculture 2018:

Attention nouvelle adresse de signalement :

 

Prix Nature et Découverte Au festival international du film animalier de Ménigoute en 2008

Réalisateur : Daniel Auclair –  Production  :  La Salamandre (CH)

 


 

La lettre Bee Api de Claudette Raynal

Apithérapie et Médecine Traditionnelle Chinoise.

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Cours sur varroa Destructor de geoffroy

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Pesticides, il n'y a pas que les abeilles qui souffrent.

Comment récupérer un essaim logé derrière un volet ?

 

Ruches troncs et  abeilles noires.

Une émission de France Culture au cours de laquelle Yves Elie, président de l'association "L'arbre aux abeilles" nous parle de ruches troncs et d'abeilles noires.

Pour écouter l'émission cliquez sur l'image.

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