Mortalités hivernales.

16/02/2018 23:39

L’ADA Grand Est (ADAGE) a rendu ses conclusions concernant son enquête sur les mortalités de l’hiver 2016/2017. Cette étude confirme celle effectuée en Saône et Loire par le  Docteur vétérinaire Pierre DUCLOS parue dans la revue « La Santé de l’abeille »  de décembre 2017 .

Que disent ces enquêtes ?

Voilà un condensé « en vrac » de ces conclusions :

* L’intensité des pertes diminue quand le nombre de ruches possédées augmente.  Plus le rucher est petit plus les pertes sont importantes. Les apiculteurs familiaux accusent 58% de surmortalité par rapport aux apiculteurs professionnels.

* Le retrait de couvain de mâles en mai juin a une influence négligeable sur les pertes hivernales mais forte sur la production de miel.

* Les pertes sont moindres quand on évalue régulièrement l’infestation des colonies par varroa. La lutte contre cet acarien est mieux conduite (intervention de l’apiculteur dès que nécessaire) avec des méthodes adaptées.

* Les pertes hivernales augmentent lorsqu’il y a eu présence du frelon asiatique en fin d’été.

* Le taux de ruches mortes est supérieur pour les ruchers ayant récolté du miellat.

* Les colonies traitées le plus tôt sont associées aux meilleurs taux de survie.

* Il y a un lien entre le choix du traitement et les pertes hivernales.

* L’Apivar est le médicament autorisé associé au meilleur taux de survie.

* Les médicaments au thymol sont associés aux pertes les plus importantes.

* L’absence de traitement  entraîne plus de 50 % des pertes (NDLR : Quelles souffrances pour ces abeilles ! ).

* Les pertes enregistrées ne sont pas différentes entre ruches traitées à l’acide oxalique et celles qui ne le sont pas (Le traitement hivernal a pour objectif de limiter au maximum le nombre de varroas pour la saison suivante).

* Les colonies situées  dans les zones de grandes cultures subissent un taux de pertes plus important que celles qui en sont éloignées.

* Les modifications du profil climatique influent aussi sur la résilience des colonies. L’augmentation de périodes chaudes et sèches entraîne une baisse des ressources au moment où la pression de varroa est à son maximum.

 * A cela s’ajoutent la pollution environnementale, une baisse de la diversité florale et il faut le dire, un entêtement de certains apiculteurs à traiter trop tard leurs colonies pour quelques centaines de grammes de miel en plus (ça, ce n’est pas écrit dans l’enquête… )

Vous trouverez ci-après le document intégral édité par l’ADAGE .

Ces conclusions ne font que confirmer ce que nous savons déjà :

Tout apiculteur sérieux se doit de surveiller ses colonies par des comptages réguliers et de lutter contre varroa dès la fin juillet/ début août par des produits efficaces.

Comment savoir si une colonie est vivante ?

D'abord on ne frappe pas sur la ruche en collant son oreille contre la paroi. Cela provoque un stress, de la consommation d'énergie et une forte production de CO2 dans la grappe. 

On ne donne pas un grand coup sur le crâne d'une personne qui dort pour savoir si elle est encore vivante !

Il faut au contraire délicatement approcher son oreille du trou de vol et écouter la respiration de la grappe.

Cela fait comme un petit bruit de ventilateur...Ensuite on observe le tiroir du plancher qui nous apporte une quantité d'informations sur la colonie. A ce propos, je remercie Dominique qui nous communique l'adresse d'un site détaillant la lecture des planchers grillagés.

Cela permet de nous rassurer en attendant les beaux jours et la première visite de printemps.

Cliquez sur l'image : 

PS : La plupart des reines ont repris leur ponte.  Les colonies augmentent la consommation des réserves.  Une surveillance s’impose et si la ruche est légère ne pas hésiter de nourrir au candi.

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Ruches troncs et  abeilles noires.

Une émission de France Culture au cours de laquelle Yves Elie, président de l'association "L'arbre aux abeilles" nous parle de ruches troncs et d'abeilles noires.

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